Les élucubrations d’un condamné

•janvier 6, 2010 • Laisser un commentaire

Ça y est, j’ai 20 ans, c’est le moment où je me pends. J’aurais pus jouer avec les mots, vous en faire une magnifique tirade qui s’étalerait sur plusieurs paragraphes, mais cela n’aurait pas eut la même pertinence. Je sais déjà tout ce que l’on peut dire pour débattre de la question du suicide, j’ai moi-même régulièrement tenu cet argumentaire face à des amis un peu trop échauffés ou parfois juste très déprimé.

Je sais bien que de se suicider, c’est de prendre un risque idiot. Rien ne me permet de croire en un bonheur après la mort, mais voyez-vous, c’est en moi. J’ai toujours aimé la musique punk très corrosive, l’anarchisme a toujours su m’attirer. Depuis que je suis tout petit, j’ai des envies de tout détruire, je me rappelle à 7 ans que je ressentais le besoin de sortir de mon corps. C’est peut-être une question de cœur et d’esprit.

Vous connaissez sûrement l’expression un esprit sain dans un corps sain, et bien j’ai l’impression que j’y ai toujours été dans cet état. Mon corps en santé et ma tête lucide, aujourd’hui, ce n’est pas avec les larmes aux yeux que je me passe la corde au cou. Voyez-vous, ma vie va pour le mieux, travail, social, amour et famille tout va parfaitement. Bon, parfois j’ai l’impression que je stagne, mais rien de bien significatif.

Le problème, je crois, c’est l’ensemble. Pas moi, moi, je vais bien, mais le tout va mal. Prenons en exemple, admettons la musique. Au fond non, ne prenons pas d’exemple, ce serait de nourrir le problème. Ce qui est bien du suicide, c’est que les gens réfléchissent. C’est un phénomène rare, la réflexion pas le suicide. Quoique certains y voient une incidence directe, moi pas. Quelqu’un qui va mal et qui se tue, ce n’est pas une source de réflexion. C’est simplement un bon moment pour nous vomir une idéologie à deux balles basé sur une morale qui s’en être mauvaise reste mal fondée.

Ce que je déteste le plus dans tout ça, c’est les idiots qui prôneront le carpe diem d’un côté et qui de l’autre écriront sur une page Facebook : « R.I.P. Parfois il faut garder espoir en de plus beaux lendemains ». Belle morale, si tout va mal, regarde le futur et trouve y espoir en ignorant le mur que tu va te prendre par la gueule car de l’autre coté il fait beau, mais si tout va bien, ne porte pas attention à cette amoncellement de béton et de briques que tu va te prendre par la gueule si les choses ne changent pas.

Je crois que c’est ça le problème, tout va bien. En tout les cas, tout à l’air de bien aller, rien qui n’explose ou qui se brise, mais reste que au fond de moi, je sais que quelques choses ne va pas. Le tableau est trop parfait. Je me rappelle quand j’étais jeune j’ai demander à mon professeur :

-Pourquoi est-ce que j’ai envie de balancer des briques au travers les fenêtres ?

-C’est simplement l’adolescence, m’a-t-il répondu avec condescendance. Je veux bien croire que j’étais alors plus petit, mais le descendant, je lui aurais foutu dans sa tronche de con!

Vous voyez où je veux en venir ? Ce professeur n’est pas différent de la majorité des gens que j’ai eu à côtoyer. Ils ne se posent pas de question quand ils voient des gens saccager et détruire. Dans leur monde, le vôtre, tout va bien et rien ne cloche, dans mon monde, le nôtre, tout va bien et c’est là le problème. C’est peut-être aussi un peu pour ça que je me pends, pas pour nous mais pour vous. C’est un peu comme ça que je vous crache dans la face. C’est ma manière bien à moi de vous dire que vous avez tort, que malgré les apparences, il y a un problème.

C’est peut-être ce qu’il faudrait faire, se tuer collectivement. Pas les jeunes anarchistes qui vivent dans la rue et qui vive le mal aise quotidien, non, nous, les étudiants, les jeunes impliqués, ceux à qui l’on promet l’avenir de demain. C’est peut-être comme ça qu’on y arrivera. À tout le moins, sans personne pour porter votre espoir d’un monde meilleur, vous n’aurez guère d’autre choix que de vous tournez vers ce mendiant que vous méprisez et de lui demander de prendre la relève. Ce sont eux qui vous imposeront leurs limites et vous devrez vous questionner.

Selon Microsoft Word sur Mac, monde meilleur est problématique, semblerait que cet adjectif suit rarement ce nom. C’est lamentable, même les ordinateurs sentent le problème, mais vous non. Comprenez-moi bien, je m’en fout pas mal que vous le réfléchissiez ou pas, moi je suis déjà ailleurs, pas littéralement, mais c’est une question de temps.

Je viens de pousser le tabouret du bout du pied, mes jambes ballottent dans le vide. Je n’avais malheureusement rien d’assez haut pour que la chute me casse le cou, je vais simplement rester là, à attendre que la corde me coupe la respiration et que j’étouffe. Si je n’avais pas pris de précaution, probablement que quelqu’un viendrait me décrocher en passant prendre une bière, mais je suis supposé être en déplacement.

Je n’ai jamais su apprécier cette expression, être en déplacement, comme s’il s’agissait d’un état temporaire. De l’autre coté, il explique la vision de la vie de beaucoup, comme si ces gens croyaient que lorsqu’il était chez eux, il était sur un point fixe… Merde c’est idiot, moi qui avais foi en l’évolution constante des individus.

Il serait peut-être temps que je cesse d’écrire, je sens que je suis près de me chier dessus. Détail insignifiant dans la position fâcheuse où je suis, mais je me rappelais avoir oublier quelques choses. C’est con, si je ne l’avais pas écrit, personne ne l’aurait su. Fouiller moi pourquoi, dans les faits-divers on parlera de la réaction de mon chien et de sa détresse, mais personne n’osera spécifier que j’avais bu trop du vin rouge et que mes selles étaient donc noires. Pourtant le titre aurait été des plus accrocheurs :

Un jeune homme retrouvé pendu

Sa merde se confie :« Il buvait beaucoup plus ces derniers temps »,

« Tout semblait plus noir récemment »

En tout les cas, c’est finis maintenant, je meurt, mon dernier souhait est que vous compreniez plus de mon message que des remarques scatologiques.

Un récit de chasse

•janvier 6, 2010 • Laisser un commentaire

Voici un récit rédigé par mon arrière grand-père, Wilfrid Grondin:

Je me reporte à plusieurs années en arrière, l’année 1911, c’était le 7 décembre, nous attendions la neige avec impatience et ce matin-là ma vue fut comblée ; il était tombé environ trois pouces de neige. Pour faire une bonne chasse à la piste, il faut que la neige arrête de tomber avant le lever du jour car les petits gibiers, lièvres et perdrix cessent de marcher. La perdrix se branche dans un endroit que l’œil du chasseur le plus expérimenté découvre avec peine. Le lièvre se cache dans un endroit d’où il peut tout observer autour de lui.

Donc ce matin que je n’oublierai jamais, je quitte la maison après un bon déjeuner. Le jour n’est pas encore dans toute sa splendeur. Je suis armé d’un ancien dusil qui se charge par l’embouchure du canon, chose qui n’est pas bien pratique. Alors mon père qui est un bon chasseur et un tireur d’élite me souhaite la plus belle chasse que je puisse faire.

J’entre dans notre boisé, c’est silencieux, l’air est agréable. Je vais tout doucement pour ne pas marcher sur les branches afin de ne pas faire de bruit car le gibier gros et petit a l’oreille très fine. Donc tout en marchant, je fouille du regard le sous-bois et les branches des arbres. Soudain, à ma grande surprise, dans un chemin forestier j’aperçois deux pistes qui traversent ce chemin. Je m’arrête, je regarde attentivement ces pistes. Je me demande qui a bien pu laisser ces traces, un chevreuil ou un autre animal qui a les pieds identiques. J’opte pour le chevreuil.

Après une minutieuse inspection, je suis les pistes et marche avec une précaution infinie. À environ cent verges, j’aperçois deux magnifiques chevreuils. Je me dis, dois-je tirer avec ce vieux mousquet ou bien aller chercher une carabine. Il y a dans les environs un cultivateur qui j’en suis certain me prêterait bien une bonne carabine. Donc je prends mes jambes à mon cou et je me rend chez ces que je connais très bien. La maîtresse de maison m’ouvre et me demande pourquoi j’ai tant couru. Je lui raconte ce qui vient de se passer et lui emprunte une carabine. J’en vois trois accrochées au mur, une surtout attire mon attention, c’est la « 303 Savage », arme que mon père possède, mais je suis déjà trop loin pour aller la chercher. La dame me dit de choisir l’arme qui fait mon affaire et j’opte naturellement pour la 303. J’ai 7 cartouches dans le chargeur et autant dans ma poche et je repars prestement. J’entre dans notre boisé avec la plus grande précaution, je reprends mes pistes, je marche lentement et enfin je les vois tous les deux, un debout, l’autre couché. J’ajuste celui qui est debout, il tombe foudroyé. Je recharge, c’est l’affaire de quelques seconde et j’ajuste celui qui est couché, il ne s’en est pas relevé. Je suis fou de joie pour cette bonne chasse. Je traîne  mes deux chevreuils pas trop loin du chemin et vais remettre la carabine chez Madame Veilleux en la remerciant et lui promets un bon steak. Je rentre à la maison, il est 7h50 du matin, te temps écoulé depuis mon départ est d’environ une heure et cinquante minutes.

Je suis tout en sueur. Mon père me voyant ainsi me questionne sur ce qui c’est passé. Je lui raconte que je venais de tuer deux chevreuils. Mon père s’esclaffe de rire pensant que c’était une bonne blague. Je lui demande son aide pour aller chercher le gibier mais il s’obstine à ne pas y croire. Quand il voit que j’atèle un cheval, il décide de m’accompagner. Quand il voit les deux chevreuils, sa joie est aussi grande que la mienne.

Je me remémore souvent cette merveilleuse journée de chasse.

-Wilfrid Grondin-

Rouge Vin

•janvier 2, 2010 • Laisser un commentaire

Vision éclectique, j’ai le vague souvenir d’être assis là, au beau milieu de cette beuverie mondaine moderne. Tout ce que Bunuel aurait pu imaginer n’aurait su équivaloir au grotesque et à l’absurde de l’instant présent. Les couleurs mouvantes m’entraînaient dans une transe sensorielle, les gens dansant sur les rythmes effrénés  osaient plus que d’accoutumer. Combien de ces étranges hédonistes étaient totalement cammé ou coké. Dante n’aurait su mieux me décrire la fin de l’homme. Ces individus, si unique qu’il en était tous identique, me semblait d’un intérêt si faible que mon foie suppliait mon esprit de lui asséner  de nouveaux et violents assauts. C’est donc une bière à la main que je vous laisserais sur ces mots.

Que vos désirs charnels s’accomplissent, mais que Dieu dans toute sa pitié, nous préserve afin que vous ne procréiez…

L’inspiration

•décembre 30, 2009 • Laisser un commentaire

Certain croit que la respiration, c’est l’inspiration, comme si il suffisait de faire entrer  de l’air dans nos poumons pour que nous puissions avoir la gratification de sentir ses poumons se remplir. Comme si la mobilité de nos cotes n’était due qu’à l’entrant, niant complètement le besoin de sortir.

Cette vision est d’une négligence et d’un mépris  de l’étape fondamentale de tout remplissage, la vidange. Sans cette étape, la respiration devient de plus en plus difficile, la poitrine se gonfle de plus en plus faiblement, puis peu à peu, après un certain temps, c’est l’asphyxie.

L’asphyxie c’est la mort de l’intérieur, c’est lorsque par surplus d’entrant, on s’éteint lentement. Le neuf ne rentre plus, la mouvance qui amène la clarté à l’eau comme à toute chose laisse place à la stagnation, à la putréfaction, tout comme l’eau.  Sans l’expiration, c’est la mort par la décrépitude, ce qui était sublime au début devient dégoutant, ce qui était beau devient laid et lentement, on en meurt.

Il en va de même de l’homme, l’oxygène peux le tuer si il ne cesse de l’accumuler, sans jamais le rejeter, le vidanger. Les émotions sont l’essence de l’homme, elles l’emplissent, si l’homme ne les évacue pas, elles pourrissent et peu à peu, très lentement, elles le tueront…

Il existe une solution, l’expiration du cerveau, c’est quand un être humain, un artiste, prend une lame et vide l’abcès. Au début, tout est laid, noir, pourriture et décrépitude. Le malaise est excessivement lourd à vivre, mais avec le temps, le pu cède la place à l’eau fraîche.

N’est-ce pas cela que l’art, la vomissure d’un homme, dégoutante et noir, mais pleinement vrai. N’espérons-nous guère rien de plus lorsque nous créons? N’avons-nous pas tous le fol espoir qu’à force de vomissure, nous trouvions le beau?

Sommeil

•octobre 27, 2009 • 1 Commentaire

Le temps coule

L’esprit s’écoule

L’âme s’envole

La vue qu’on me vole

____

Mes yeux se ferme

Mon coeur en peur

Déchéante fleur

Mauvais therme

____

Noir la puanteur

Putrifaction

Toute en lenteur

Mortel création

Écriture automatique

•octobre 26, 2009 • Laisser un commentaire

Sujets, verbes, compléments, c’est l’essentiel de la phrase. Parfois, les verbes jouent les sujets. D’autrefois, on verbalise le sujet, nous sujettons. Cependant, jamais les compléments ne cesse de compléter. Ils vivent l’invivable, sans eux, les phrases sont fades mais sans les phrases, ils sont vains. Rejetons les rejetés. Bois ton eau petit homme, bois, pense, lis puis, dors…

Espérance

•octobre 26, 2009 • Laisser un commentaire

Des éclats d’étoiles dans les doigts

Que se creuse entre nos émois

Je brille dans ta lumière

Résonance éphèmère

_______

Je suis ce que je ne suis pas

J’embrasse ce qui s’embrase

Le sang coule d’entre mes draps

Lumière liquide en phase

_______

La trilogie des envies

Rapelle ma physionomie

Oh que de vie dans la nuit

C’est à en mourir d’ennuis

Occupation double

•août 17, 2009 • 1 Commentaire

-À l’aide, s’il vous plaît, quelqu’un, n’importe qui, sauvez-moi!

J’ai beau crier, mais en vain, cette mince porte semble capable de m’étouffer même lorsque je m’époumone contre elle. Pourtant, j’entends clairement ce qui se passe de l’autre coté, j’entends bien toutes les conversations, parfois même lorsque je ferme les yeux, les images de ce qui s’y passe m’apparaissent. Je vois bien les gens qui circulent le long du couloir, s’arrêtant pour contempler cette porte fermée et condamnée.

Cela fait bien trop longtemps que je suis coincé dans cet hôtel, j’ai besoin de rentrer chez moi.

Au début c’était bien, je pouvais m’étendre, dormir, à mon réveil, j’étais rassasié et reposé et je sortais profiter du paysage et de toutes ces belles choses que le monde a à offrir. Je me rappelle cette époque où tout était si brillant, si étincelant. Malheureusement, tout changea lorsqu’il arriva un soir, je ne me souviens plus lequel. Il m’apparut un peu bête, mais il semblait sympathique et sûr de lui…

Très rapidement, il se mit à m’accompagner un peu partout, je ne pouvais pas le blâmer, il ne connaissait personne dans les environs. Puis peu à peu, il se mit à sortir avec mes amis, à les inviter à sortir et lorsque je leur parlais, ils semblaient de plus en plus désintéressés. Jusqu’au jour où pendant mon sommeil qui n’était plus aussi réparateur, il changea la serrure. Non seulement ma clé ne fonctionnait telle pas, mais en plus, je ne pouvais sortir puisque la serrure était des deux cotés. Lorsque je l’interrogeai sur la raison du changement, il me répondit :

-Tu es trop faible, j’ai peur pour toi. Je veux être sûr de pouvoir te protéger quand tu sors.

Sa réponse m’insulta quelques peu, mais je n’étais pas capable de lui tenir tête, il m’effrayait beaucoup trop. En plus, le gérant de l’hôtel ne laisserait jamais les choses aller ainsi, ce n’était qu’un bout difficile à passer.

Au début, malgré le désagrément, j’y voyais certains avantages. Certes, je sortais moins, mais lorsque je prenais l’air, c’est avec confiance que je m’exprimais, puisque je savais qu’il serait là pour me protéger. Il m’arriva même à un certain moment de voir du respect dans les yeux des gens.

Malheureusement, il devint de plus en plus restreignant et après un certain temps, je ne voyais plus le soleil qu’au travers les fenêtres salies de l’hôtel. Je commençais à désespérer d’un jour être sauver. Mes sorties d’une rareté insensée n’était plus maintenant permises que durant quelques instants pendant lesquels je ne pouvais m’empêcher d’exploser en sanglots.

Ma vie me semblait un enfer constant et c’est avec dépit que je tentais d’être entendu des gens de l’extérieur. La pièce accumulait la poussière et les murs à l’origine éclatants de couleur ne semblaient plus maintenant qu’étaler divers tons de gris. À ma plus grande chance, il arrivait qu’il rentre bien bourré et là, je pouvais espérer qu’il oublie de bien fermer la porte. Dans ces rares occasions, je pouvais parfois glisser quelques mots à un passant de l’extérieur, par la petite fente que la chainette me laissait. Les réactions étaient plutôt variées, les gens passaient alors du mépris au désintérêt, parfois même riaient-ils croyant à la plaisanterie. Puis après un certain temps, ils m’abandonnaient ennuyés et importunés, moi je restais là à converser et à me confesser au néant.

Immanquablement, il se ressaisissait et d’un mouvement sec, m’envoyait valser à l’autre bout de la pièce. Puis, il ouvrait la porte en me jetant un regard méprisant en me disant :

-Tu vois, tu fais encore un fou de toi, là je vais devoir aller t’excuser à tout ce monde.

Puis il refermait la porte et me laissait là, interdit, fixant la porte, les yeux plein d’eau et les poings serrés.

Je fermais alors les yeux et je le voyais se glisser dans les corridors en titubant, si fier et imposant malgré son lamentable état. N’importe qui d’autre aurait inspiré le mépris, mais pas lui, les gens sans le craindre semblaient le respecter dans toute sa décadence.

Je comprenais alors tout son mépris pour moi, j’étais là, dans l’ombre et la poussière, à pleurnicher et à tousser sans réagir. Pourquoi aurais-je donc mérité mieux que ce mépris?

J’ai compris maintenant que c’est dans mes songes nocturnes que se cache la solution. Car parfois, lorsque par ennui, je m’allonge en laissant le temps couler et la poussière me couvrir, je m’endors ainsi et je rêve.

Je rêve paisiblement au jour ou enfin, j’oserais, car il n’est pas plus gros que moi, pas plus fort ni plus intelligent. Je ne sais pas quand il a décidé que cette chambre était sienne, mais il doit savoir que j’ai le droit d’être chez moi!

Ma tête est peut-être un hôtel, mais c’est en occupation simple que je veux visiter ma vie!

À retravailler

•août 12, 2009 • Laisser un commentaire

Bon, c’est loins d’être des versions définitives, seulement ça fais longtemps que je vous ai rien donné à vous mettre sous la dent donc voilà un court métrage en animation stop motion et un petit texte:

That’s why my head hurts

À moi de moi:

Je ne saurais jamais ce qu’aurait pu être mon monde si j’avais pu être comme vous, fade et sans intérêt. Parfois j’essaie de me l’imaginer et alors les murs qui m’entourent me semblent plus lumineux, les oiseaux chantent un peu plus fort lors de mon passage et je surprends mes lèvres qui s’échappent de leur rigidité afin de simplement sourire, tout bonnement, quand je m’imagine être vous, je quitte mon petit monde et je ris.

Si vous saviez à quel point dans ces moments, j’aimerais être vous… Mais lorsque j’imagine, les murs sont si lumineux, tant lumineux. On dit qu’à regarder trop longtemps le soleil, on finit par en perdre la vue, je crois que je ne pourrais pas être comme toi, la lumière deviendrait si présente et prendrait tant de place. Elle t’étouffe et t’encercle.

C’est réconfortant au début, puis tout devient si lourd. Tu y perds tout tes sens, parfois je crois que ma pénombre vaut mieux que le noir qui comble maintenant tous les recoins de ton esprit. Certes me faut-il toujours lutter pour comprendre le monde qui nous entoure, mais ton omniscience la dépourvu de tous ses atours.

Je te le dis franchement, tu me fais pleurer, toi que je connais tant, mais que je ne sais jamais si je dois tutoyer ou vouvoyer. J’ose espérer que vous me le pardonnerez mais vous me faite pitié, vous avez tellement tous vu et tous connus que maintenant, l’espoir semble un amusement de gamin à votre esprit. Que de noir pour quelqu’un qui semble si à l’aise dans ses sourires.

Je préfère encore plus fouiller mes cheveux d’un air niais et chercher mes mots que d’être triste et désespéré comme vous l’êtes.

Certes, je suis tous ce que dont tu m’accuse, je ne peu guère m’étonner que tu ne comprenne pas, que ferais tu si je n’étais point là pour toi?

Tu trouves mon esprit noir d’avoir trop brillé et je vois le tiens sombre de n’oser être distinct. Tu te confortes au bord de ta chandelle et découvre à tâtons un univers que je connais d’avoir trop souillé. Je te crache à la face, tu crois quoi, que ton coté timide leur plaît? Tu te permets d’espérer que ce monde ne saura te blesser, tu crois pouvoir ne pas être atrophié?

Les portes, je les ai tous défoncées, j’ai fouillé les coins et recoins de toutes ces pièces et nulle part tu ne seras te retrouver. Tu n’es pas unique, tu n’es pas plus triste qu’un autre, tu ne le sais juste pas. Tes mots ne sont guère plus beaux, ils sonnent juste plus faux.

Tu crois que le monde souhaite de ton espoir, non, les gens veulent du noir. Tu ne peu vomir assez pour qu’il souhaite le voir, évite de te décevoir, laisse moi écrire.

Si vous souhaitez découvrir un peu la musique qui m’inspire

•août 3, 2009 • Laisser un commentaire

Je vous invite à visiter mon profil sur Lastfm.fr:

http://www.lastfm.fr/user/OlivierGroH

En même temps, je dois avouer être un fan de lastfm, et je suis donc fier de pouvoir en faire la promotion.

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.