À retravailler

Bon, c’est loins d’être des versions définitives, seulement ça fais longtemps que je vous ai rien donné à vous mettre sous la dent donc voilà un court métrage en animation stop motion et un petit texte:

That’s why my head hurts

À moi de moi:

Je ne saurais jamais ce qu’aurait pu être mon monde si j’avais pu être comme vous, fade et sans intérêt. Parfois j’essaie de me l’imaginer et alors les murs qui m’entourent me semblent plus lumineux, les oiseaux chantent un peu plus fort lors de mon passage et je surprends mes lèvres qui s’échappent de leur rigidité afin de simplement sourire, tout bonnement, quand je m’imagine être vous, je quitte mon petit monde et je ris.

Si vous saviez à quel point dans ces moments, j’aimerais être vous… Mais lorsque j’imagine, les murs sont si lumineux, tant lumineux. On dit qu’à regarder trop longtemps le soleil, on finit par en perdre la vue, je crois que je ne pourrais pas être comme toi, la lumière deviendrait si présente et prendrait tant de place. Elle t’étouffe et t’encercle.

C’est réconfortant au début, puis tout devient si lourd. Tu y perds tout tes sens, parfois je crois que ma pénombre vaut mieux que le noir qui comble maintenant tous les recoins de ton esprit. Certes me faut-il toujours lutter pour comprendre le monde qui nous entoure, mais ton omniscience la dépourvu de tous ses atours.

Je te le dis franchement, tu me fais pleurer, toi que je connais tant, mais que je ne sais jamais si je dois tutoyer ou vouvoyer. J’ose espérer que vous me le pardonnerez mais vous me faite pitié, vous avez tellement tous vu et tous connus que maintenant, l’espoir semble un amusement de gamin à votre esprit. Que de noir pour quelqu’un qui semble si à l’aise dans ses sourires.

Je préfère encore plus fouiller mes cheveux d’un air niais et chercher mes mots que d’être triste et désespéré comme vous l’êtes.

Certes, je suis tous ce que dont tu m’accuse, je ne peu guère m’étonner que tu ne comprenne pas, que ferais tu si je n’étais point là pour toi?

Tu trouves mon esprit noir d’avoir trop brillé et je vois le tiens sombre de n’oser être distinct. Tu te confortes au bord de ta chandelle et découvre à tâtons un univers que je connais d’avoir trop souillé. Je te crache à la face, tu crois quoi, que ton coté timide leur plaît? Tu te permets d’espérer que ce monde ne saura te blesser, tu crois pouvoir ne pas être atrophié?

Les portes, je les ai tous défoncées, j’ai fouillé les coins et recoins de toutes ces pièces et nulle part tu ne seras te retrouver. Tu n’es pas unique, tu n’es pas plus triste qu’un autre, tu ne le sais juste pas. Tes mots ne sont guère plus beaux, ils sonnent juste plus faux.

Tu crois que le monde souhaite de ton espoir, non, les gens veulent du noir. Tu ne peu vomir assez pour qu’il souhaite le voir, évite de te décevoir, laisse moi écrire.

~ par Olivier Grondin le août 12, 2009.

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